HISTORIQUE DE LA FJFNB

La FJFNB a vu le jour en 1971. À la suite d’un rassemblement intitulé « Rallye frog power » à Memramcook, sur l’initiative de la Société nationale de l’Acadie qui se soucie de la question de la relève, plus d’une centaine de jeunes participent à la création d’Activités-Jeunesse , dont les membres sont les jeunes des écoles secondaires francophones de 14 à 18 ans. Les objectifs de l’organisme étaient de faciliter les échanges entre les jeunes de la province et de favoriser leur engagement sur le plan culturel, politique, économique et éducatif. 

 

À cette époque, Activités-Jeunesse se concentre surtout sur l’organisation d’activités socioculturelles et sur certaines revendications politiques comme la nomination d’un sousministre de l’Éducation bilingue, la création de comité sur les droits des jeunes et l’obtention d’écoles unilingues francophones dans certaines régions de la province. L’organisme compte aussi sur diverses publications comme le journal Eurêka et le Mashqoui. Des comités régionaux sont aussi créés un peu partout en province. C’est à partir de ce moment que l’organisme commence à célébrer chaque année dans les écoles une semaine de la fierté puis une semaine de la fierté acadienne, l’ancêtre de l’actuelle Semaine provinciale de la fierté française (SPFF).

 

En 1980, Activités-Jeunesse  s’incorpore et milite pour la création d’un comité de Maisons de jeunes, qui a pour but d’étudier les possibilités de créer des lieux de rassemblement pour les jeunes dans les différentes communautés de la province. Un autre dossier important est celui du membership, l’organisme voulant élargir sa base de jeunes en incluant les jeunes de plus de 18 ans.

En 1986, lors d’une Conférence Jeunesse tenue à Shippagan, il est recommandé qu’une fédération d’organismes francophones de jeunes soit créée. La réunion de fondation de l’actuelle FJFNB a eu lieu en mai 1986 et regroupait 32 différents organismes jeunesses. 

 

Les années 1990 sont fertiles en évènements pour la FJFNB. Elle participe entre autre à la distribution d’une pétition, signée par 10 000 jeunes de la province, visant à encourager le gouvernement fédéral à régler la question de l’unité nationale. De plus, la tenue du Sommet de la Francophonie à Moncton en 1999 est l’occasion pour de nombreux jeunes de participer à des rencontres avec des représentants de partout dans le monde. Également en 1999, la province est l’hôtesse des premiers Jeux de la francophonie canadienne, une compétition sportive et culturelle organisée tous les trois ans par la Fédération de la jeunesse canadienne-française. Le Nouveau-Brunswick y a d’ailleurs remporté le drapeau officiel des Jeux. 

 

Le début des années 2000 a vu la création de nombreux projets majeurs, dont Accros de la chanson  (2003), Art sur roues (2005), Animaction  (2007) et Racines de l’espoir  (2009). Grâce à ces projets, la FJFNB est parvenue à concrétiser sa mission, et offre à la jeunesse francophone et acadienne du Nouveau-Brunswick des moyens tangibles de s’affirmer fièrement dans sa langue et sa culture au sein de la société. 

 

Depuis 2010, la FJFNB a continué d’être un incontournable dans le paysage néo-brunswickois, que ce soit avec son long métrage Aller-Retour, ses actions militantes afin de faire baisser l’âge du vote à 16 ans ou encore sa participation active à plusieurs comités et tables de concertation. 

 

Aujourd’hui, la FJFNB regroupe la totalité des écoles secondaires francophones du Nouveau-Brunswick, ce qui signifie qu’elle touche près de 8700 jeunes chaque année. La FJFNB continue à s’investir pour que la jeunesse francophone de la province s’épanouisse, par le biais d’activités et de projets PAR et POUR les jeunes !